4 bonnes pratiques pour la formation distancielle : retour d’expérience internationale dans le milieu de la production industrielle

Distanciation sociale mais pas pédagogique, ou comment être proche de nos clients en les accompagnant pour dépasser les contraintes de notre temps.

Les entreprises ont dû s’adapter à la situation sanitaire actuelle (télétravail, baisse de la productivité, activité partielle, etc.). Suite à l’annulation de nombreuses formations présentielles, nous avons dû repenser notre mission d’accompagnement et proposer un nouveau modus operandi pédagogique.

Durée d’apprentissage, disponibilité, organisation sur plusieurs sites en simultané, ratio théorie/pratique, dynamique de groupe, interactivité, autant de questions cruciales qui se sont posées.

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Besoins

Nos clients, acteurs de la production industrielle, font face à de nouveaux défis : comment améliorer les processus de production alors que la productivité est en baisse, les effectifs réduits et les salariés en activité partielle ?

Dans ce contexte, le client nous demande de créer une formation sur la mesure des temps de production en atelier équivalente à 28 heures en présentiel pour une population de préparateurs industriels, agents Lean, AET, etc.

Une dizaine de participants sont sélectionnés en Espagne, au Mexique et au Brésil.

La formation doit être dispensée en langue espagnole.

Les contraintes :

–       Utiliser les outils client pour la visio-conférence et la transmission des supports pédagogiques. Les contenus ne peuvent être mis à disposition via notre plateforme d’apprentissage et le client ne possède par son propre LMS (Learning Management System)

–       Prendre un compte le décalage horaire

–       Dispenser la formation « au plus tôt »

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Modalités proposées

Ces nouveaux défis sont autant d’opportunités de nous réinterroger sur les fondamentaux de la formation tout en considérant les contingences du distanciel : durée acceptable des modules d’apprentissage, diversification des types d’interactivité, encadrement de la mise en pratique des préceptes méthodologiques sur des cas concrets de l’entreprise.

Compte tenu de ces contraintes et de l’urgence du besoin, nous avons réorganisé cette formation en sept modules dispensés en classe virtuelle pendant deux semaines.

Modules courts

La durée est limitée à 2,5 heures, avec quelques sessions d’une seule heure afin de garantir la disponibilité des participants et leur capacité d’apprentissage.

Quid de la pratique ?

Lors de chacune de ces sessions, nous avons modifié le ratio habituel théorie/pratique pour privilégier la pratique et sa personnalisation.

Pour cela, une partie des contenus théoriques a été convertie en exercices (analyse de vidéos, accompagné et en autonomie, démonstration/instruction en réalité virtuelle, etc.). Le ratio a évolué vers un 25% de théorie, 75% de pratique.

Et la dynamique de groupe à distance ?

Les apprenants, regroupés dans une salle de réunion (une dans chaque usine de chaque pays), ont pu réfléchir ensemble et échanger sur leurs problématiques professionnelles :

–       Analyse des processus et chiffrage des temps (MTM-Chrono analyse)

–       Analyse de la valeur ajoutée, non-valeur ajoutée, etc.

–       Equilibrage & ordonnancement (PERT, GANTT, TAKT, etc.)

Pratique sur des cas concrets d’optimisations

Le défi des participant devenant le nôtre, nos formateurs ont pu les accompagner depuis un écran à Toulouse dans leur mission d’analyse des processus et chiffrage des temps.

Disponibles par mail, chat, téléphone/visio sur des créneaux prédéfinis en dehors des horaires de la classe virtuelle, nos formateurs ont pu pallier aux effets de la distanciation induite par cette modalité de formation 

 

Tableau synthétique de 4 bonnes pratiques validées par notre client.

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Finalement

Les évaluations à chaud et à froid quelques semaines après le cycle de formation nous ont permis de mesurer l’application sur le poste de travail des compétences acquises. Nous avons été ravis de constater que la formule proposée avait bien fonctionné malgré l’urgence de la demande et des conditions d’apprentissage non-optimales. 

Nous appliquons ces quelques recettes dans la plupart de nos actions de formation, toujours en quête d’amélioration et de nouvelles expériences qui alimentent nos recherches de solutions d’optimisation en ingénierie pédagogique.

To be continued 😉